Une importante augmentation des taux de mortalité de la maladie d'Alzheimer, de la maladie de Parkinson et du diabète est survenue dans les dernières décennies en parallèle avec une augmentation de l'exposition aux nitrosamines dans l'alimentation et l'environnement selon une recherche américaine publiée dans le Journal of Alzheimer's Disease.
Les nitrosamines, nitrates et nitrites (1) peuvent provoquer des dommages à l'ADN, un stress oxydatif, la mort de cellules et le cancer. Ils ont aussi été associés à la résistance à l'insuline, rapportent les auteurs, Suzanne de la Monte de l'Université Brown et ses collègues.
L'augmentation rapide des taux de ces maladies dans les récentes décennies ne peut pas être expliquée par la génétique, considèrent les chercheurs. Les tendances épidémiologiques indiquent plutôt que ces maladies sont causées par l'exposition à des éléments de l'environnement.
Ils proposent l'hypothèse que l'exposition aux nitrates, nitrites et nitrosamines, par le biais de l'alimentation, du tabagisme et de l'Utilisation de produits tels que les engrais, peuvent être à blâmer.
"Si cette hypothèse s'avère exacte", disent-ils, "des solutions potentielles incluraient d'éliminer l'utilisation des nitrites et nitrates dans les aliments et l'agriculture; de prendre des mesures pour prévenir la formation de nitrosamines (1) et d'employer des mesures sécuritaires et efficaces pour décontaminer la nourriture et l'eau avant la consommation humaine".
Certaines nitrosamines sont ajoutées aux aliments pour différentes raisons. Le nitrite de sodium, par exemple, est ajouté à la viande et au poisson pour prévenir la production de toxines par la bactérie Clostridium botulinum. Elles sont aussi utilisées pour préserver les viandes et leur ajouter de la couleur et de la saveur.
D'autres sources d'expositions sont les produits de caoutchouc et de latex, les engrais, les pesticides et les produits cosmétiques.
Des études précédentes ont montré que des changements cellulaires provoqués par les nitrosamines sont similaires à ceux qui se produisent lors du vieillissement normal et dans des maladies caractérisées par une résistance à l'insuline.
Les chercheurs ont étudié les tendances de mortalité de 1968 à 2005. Durant cette période, les taux de décès de la maladie d'Alzheimer ont été multipliés par 150 chez les personnes âgées entre 75 et 84 ans et par 800 chez celles âgées de 85 ans et plus.
Des données sur la maladie de Parkinson n'étaient disponibles qu'à partir de 1980. De 1980 à 2005 les taux de décès ont triplé chez les 75 à 84 ans et ont été multipliés par 6 chez les plus de 85 ans.
Quant aux taux de décès du diabète, ils ont atteint leur niveau plus bas dans les années 1980 et augmenté jusqu'à atteindre un plateau dans les 3 ou 4 années précédent 2005.
Ces variations ont été comparées avec les tendances de consommation du fast food, l'utilisation d'engrais contenant du nitrite, les ventes des grandes industries de transformation de la viande et la consommation de grains, toutes des mesures indirectes de l'exposition aux nitrosamines de 1955 à 2005.
De forts parallèles ont été constatés entre les augmentations dans les expositions et les taux de mortalité. La consommation d'engrais contenant du nitrogène a augmenté de 230% entre 1955 et 2005 et a doublé entre 1960 et 1980, "juste avant l'épidémie de résistance à l'insuline", rapportent les chercheurs. De plus, les ventes des chaînes de fast-food et de l'industrie de transformation de la viande ont été multipliées par 8 de 1970 à 2005 et la consommation de grains a été multipliée par 5.
"Les expositions aux nitrites et aux nitrosamines par le biais de la nourriture, de l'eau, et de l'agriculture ont augmenté juste avant et pendant le même intervalle (que l'augmentation des taux de mortalité pour ces maladies) en raison de la prolifération d'aliments préparés, des exigences accrues pour la conservation des aliments (stockage et transport sur des longues distances) et l'utilisation d'engrais", analysent les chercheurs.
(1) La formation de nitrosamines, classées substances cancérigènes par l’OMS, résulte de la combinaison de nitrites ou de nitrates avec les protéines de la viande. Les nitrites et nitrates sont utilisés comme agent conservateur des aliments.
Psychomédia avec source:
Medical News Today
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jeudi 9 juillet 2009
L'explosion des cas d'Alzheimer, de Parkinson et de diabète liée aux nitrates?
mercredi 8 juillet 2009
Maladie d'Alzheimer : plusieurs médicaments dans les tuyaux
PARIS (AFP) - 07.07.2009 11:13
Leia Mais…Plusieurs types de nouveaux médicaments contre la maladie d'Alzheimer sont dans les tuyaux, avec 91 essais sur l'homme en cours dans le monde, mais la recherche peine à recruter des malades, soulignent des spécialistes à l'occasion du Congrès mondial de gérontologie et de gériatrie.
"Les molécules arrivent, mais si on ne parvient pas à recruter suffisamment de patients, on risque de passer à côté", met en garde le Pr Bruno Vellas (Gérontopôle - Toulouse), président du conseil scientifique du congrès.
Un paradoxe pour une maladie qui devrait quadrupler à l'échelle mondiale d'ici 2040 pour atteindre les 80 millions de personnes. D'autant que les médicaments actuels ont une efficacité modeste.
Mais, explique le Pr Vellas, les patients Alzheimer sont des sujets âgés, avec des troubles de la mémoire et souvent d'autres pathologies qui compliquent leur sélection. Il faut aussi obtenir l'accord de leur famille.
Un essai de phase 3 (phase finale avant une éventuelle demande d'autorisation de mise sur le marché) requiert un grand nombre de sujets suivis sur une longue période. Pour Alzheimer il peut mobiliser 80 centres différents, disséminés sur plusieurs continents, certains centres n'arrivant à recruter que deux ou trois patients.
Une situation délicate pour la recherche, estime ce spécialiste. "S'il y a un médicament qui guérit, bien sûr on le verra", explique-t-il. Mais si, hypothèse aujourd'hui la plus probable, il s'agit de "médicaments qui améliorent un peu et qu'il faudra associer, on ne le verra pas".
Pourtant, les pistes sont nombreuses, dont plusieurs déjà en phase 3.
La maladie est caractérisée par deux types principaux de lésions du cerveau: la présence de plaques "amyloïdes" liée à la production anormale du peptide béta-amyloïde, sous l'action de deux enzymes (gamma et beta secrétases), et une dégénérescence due à l'accumulation à l'intérieur des neurones de la protéine tau.
Une des nouvelles stratégies thérapeutiques vise à inhiber les gamma et beta secrétases.
Autre approche : provoquer une réaction de défense de l'organisme par l'injection d'anticorps monoclonaux pour obtenir la destruction des peptides béta-amyloïdes. "Une dizaine d'anticorps monoclonaux sont actuellement en développement", précise le Pr Vellas.
D'autres molécules vont agir au niveau de la protéine tau.
Est également en essai de phase 3 un médicament utilisé jadis en Russie contre l'allergie, le Dimebon. "On devrait avoir les résultats dans environ six mois", indique le Pr Vellas.
"La grosse difficulté qu'on va avoir c'est que sans doute ces molécules vont montrer une certaine efficacité, mais pas une totale efficacité", tempère-t-il. D'où des questions sur leur coût et leur remboursement.
Pourtant, le Pr Vellas est confiant sur une future approche de prévention de la maladie, en ciblant les dépôts amyloïdes, un peu comme on cible le cholestérol pour prévenir les maladies cardiovasculaires.
L'initiative Adni, dont l'objectif est d'identifier les marqueurs prédictifs d'Alzheimer, présentée par Michael Weiner (université de Californie, San Francisco), montre que 40% des sujets normaux de plus de 70 ans ont des dépôts amyloïdes.
"Si on s'y met tous, on trouvera des traitements qui auront une efficacité remarquable, mais on les trouvera dans une, deux ou trois générations", prédit le Pr Vellas. "Selon notre action on peut sauver une génération", ajoute-t-il en plaidant pour un "devoir de recherche qui incombe à nous tous".
Le 19e Congrès mondial de gérontologie et de gériatrie réunit de dimanche à jeudi à Paris quelque 6.000 spécialistes.
© 2009 AFP
mardi 7 juillet 2009
Quand célibataire rime avec Alzheimer

Avoir un fiancé ou une petite amie diminue vos risques de développer la maladie d'Alzheimer en vieillissant, avancent les chercheurs suédois. Pour la première fois, le lien a été établi entre état civil et risque de démence.
Solitude
Des recherches antérieures avaient déjà suggéré l'isolement social et l'absence de contacts intimes comme facteurs déterminants de la démence. Une étude américaine a ensuite voulu établir le lien entre sentiment de solitude et maladie d'Alzheimer.
Interactions sociales
Selon une dernière étude de l'Institut Karolina de Stockholm, être seul dans la vie double les risques d'Alzheimer. Cela est aussi valable pour les personnes séparées ou veuves, qui sont plus susceptibles de développer la maladie. Selon les chercheurs, le stress qui suit le décès du conjoint diminue les fonctions mentales. En outre, une interaction constante entre partenaires maintient les cellules du cerveau en meilleure santé.
Pallier au célibat
Les célibataires ne doivent pas pour autant paniquer. Il existe évidemment d'autres moyens pour éviter la démence que de se trouver un conjoint à tout prix. Suivre le régime crétois, privilégier le bon cholestérol dans l'alimentation, surveiller sa tenson artérielle, garder une activité physique régulière et un réseau social important, par exemple, seraient de bons facteurs de réduction des risques de l'Alzheimer. (acx)
06/07/09 12h28
source: www.7sur7.be
lundi 6 juillet 2009
Le café pour combattre Alzheimer ?
Une récente étude américaine démontre que la caféine améliorerait la mémoire déficiente dans la maladie d’Alzheimer.
A l’heure où s’ouvre le 19ème congrès mondial de gérontologie et de gériatrie, consacré cette année à la maladie d’Alzheimer, cette étude dont l’existence vient d’être révélée par la chaîne SkyNews, ne pouvait pas mieux tomber.
En effet, selon le professeur Gary Arendash, « la caféine pourrait être un traitement viable de la maladie d’Alzheimer et non une simple stratégie de protection ». Celui-ci dirige une équipe au sein de l’université de Floride (Californie). Il a mené son étude sur « 55 souris ayant développé les symptômes de la maladie », rapporte le JDD.
La moitié de ces animaux de laboratoire ont bu « l’équivalent, selon la même source, chez l’homme de cinq tasses de café par jour ». Ces éléments obtiennent « les meilleurs résultats aux tests de mémoire et d’habilité mentale », tandis que la santé de l’autre moitié, qui n’avait pas ingurgité de café, ne s’améliorait pas. Ce test doit maintenant être effectué sur l’homme.
source: www.agoravox.fr
dimanche 5 juillet 2009
Nouveau facteur de risque identifié
Une étude réalisée par des chercheurs du centre de gérontologie Baycrest et de l'hôpital Sunnybrook de Toronto a permis de découvrir que les maladies infectieuses pourraient jouer un rôle dans le développement de l'Alzheimer.
Les résultats de la recherche, publiés dans la revue Alzheimer and Dementia, indiquent que la prévention de certaines infections virales qui causent notamment les pneumonies et l'herpès buccale pourrait aider à retarder ou prévenir l'apparition de cette maladie.
Ces constatations sont basées sur plusieurs études antérieures, dont une qui révèle la présence de la Chlamydia pulmonaire chez 90 % des personnes décédées de la maladie d'Alzheimer.
Selon le Dr Jack Diamond de la Société d'Alzheimer du Canada, l'analyse des chercheurs torontois démontre clairement que certaines infections contribuent ou aggravent la maladie d'Alzheimer, sans nécessairement être à son origine.
Les réactions du système immunitaire face aux infections peuvent parfois endommager le cerveau, dit-il, donc s'il est possible d'empêcher ces infections, il est possible de retarder ou même de prévenir l'apparition de la maladie.
Selon lui, la prochaine étape consiste à développer un vaccin contre l'Alzheimer en tenant compte de ces nouvelles données.
Les résultats de cette étude donnent un peu d'espoir aux quelque 500 000 Canadiens atteints de cette maladie dégénérative.
Jusqu'à maintenant, les facteurs de risque identifiés pour le développement de la maladie dégénérative du cerveau étaient la vieillesse, le diabète, des antécédents familiaux d'Alzheimer et les maladies cardiovasculaires
source:http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2009/07/03/007-alzheimer_decouverte.shtml?ref=rss
samedi 4 juillet 2009
Notre ami Selim Slimi vient de perdre son père ...les membres de l'association alzheimer tunisie présentent leurs sincères condoléances à la famille du défunt. Que dieu le Tout Puissant l’accueille dans son Infinie Miséricorde et accorde à sa famille patience et recueillement
Leia Mais…lundi 29 juin 2009
Travailler longtemps retarderait la maladie d'Alzheimer

Le Pr Françoise Forette:Directrice de la Fondation nationale de gérontologie, commente la récente étude qui a démontré une atteinte plus tardive chez les personnes ayant prolongé leur activité professionnelle que chez les retraités précoces.
Paris Match. En France, combien de personnes sont actuellement atteintes d’Alzheimer ?
Pr Françoise Forette. Selon des recherches épidémiologiques, telle l’étude “Paquid”, il y aurait environ 850 000 personnes touchées d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Mais seulement la moitié d’entre elles ont pu bénéficier d’un diagnostic précoce et, parmi ces malades, 17 % à peine reçoivent un traitement approprié.
Avoir un parent atteint prédispose-t-il davantage à cette maladie ?
Il existe deux sortes d’Alzheimer.
1. Les familiales (moins de 5 %), pour lesquelles il y a une origine génétique.
2. Les sporadiques. Le fait d’avoir dans sa famille un parent atteint augmente le risque, mais, après 85 ans, ce risque redevient identique à celui de la population générale.
Peut-on aujourd’hui bénéficier d’un diagnostic fiable ?
Il y a eu ces dernières années des progrès considérables. Ainsi, dans les consultations “mémoire”, les tests neuropsychologiques (pratiqués par des neuropsychologues) ont été fortement améliorés. En neuroradiologie, les examens d’imagerie par IRM ou scanner (associés à un logiciel qui calcule les volumes) permettent de visualiser les structures caractéristiques de l’Alzheimer ; on peut ainsi très bien suivre l’évolution d’une atrophie progressive du lobe temporal ou de l’amygdale du cerveau.
Des scientifiques du King’s College de Londres viennent de réaliser une étude démontrant un lien certain entre un départ tardif à la retraite et un recul de l’apparition des symptômes. Comment expliquez-vous cette corrélation ?
De très nombreuses études avaient déjà démontré un lien entre les stimulations intellectuelles tout au long de la vie qui augmentent les réserves cognitives et la date d’apparition d’une maladie cérébrale dégénérative. Les capacités intellectuelles accumulées permettent au cerveau de fonctionner malgré les lésions. Très intéressante, cette dernière étude britannique a recherché s’il existait chez les personnes atteintes d’Alzheimer ou autres maladies apparentées une corrélation entre l’âge de la retraite et la survenue des premiers symptômes. Les résultats (obtenus sur une population masculine de 382 malades) ont démontré que travailler plus longtemps – bien au-delà de 60 ans – conduit à un recul de l’apparition des signes de la maladie ; que l’activité intellectuelle, en stimulant le fonctionnement des connexions neuronales, permet d’augmenter ses chances contre les déficiences de l’âge. Or on sait que, après la retraite, les fonctions cognitives sont souvent moins bien exploitées.
Toutes les professions n’étant pas gratifiantes, quand faut-il encourager le travail prolongé ?
Continuer une activité professionnelle ne peut être conseillé que si elle est exercée dans de bonnes conditions, car le stress au bureau est mauvais pour les neurones ! C’est pourquoi il nous faut réfléchir à l’amélioration des conditions de travail dans les entreprises. Pour ceux et celles qui ont dû s’arrêter trop tôt, il est impératif de conserver une activité intellectuelle intense soit au sein de certaines occupations de loisirs – bricolage, jardinage… excellents pour le cerveau –, soit par un engagement social au sein de sa famille ou d’associations bénévoles. L’activité physique est aussi indispensable ; elle va de pair avec la conservation des fonctions cognitives grâce, entre autres, à une diminution des risques cardio-vasculaires, très néfastes pour les neurones.
Que peut-on espérer avec une population qui conserverait bien après 60 ans ses activités intellectuelle et physique ?
On sait aujourd’hui que si on parvenait à reculer de cinq ans l’apparition des premiers symptômes d’Alzheimer on diviserait sa fréquence par deux, ce qui est considérable !
source: http://www.parismatch.com/Actu-Match/Sante/Actu/Travailler-longtemps-retarderait-la-maladie-d-Alzheimer-106641/
samedi 27 juin 2009
Assemblée générale de l’association Alzheimer Tunisie
le nouveau bureau de droite a gauche:Mongia Bouchoucha, Souad Jouini, Rakia Belkahia, Leila Alouane, Lamia Belhassine, Oum Kalthoum Dammak, Mahmoud Mili
Ce vendredi 26 Juin 2009 s’est tenue la première assemblée générale de l’association Alzheimer Tunisie à l’amphithéâtre Sleim Ammar de l’hôpital Razi de la Manouba dans le but d’élire son nouveau bureau de direction dont le mandat durera le long des trois années à venir. Après un rappel des objectifs de l’association et la présentation des comptes rendus moral et financier permettant ainsi aux adhérents présents d’apprécier l’évolution de l’association de même que ses actions au cours de cette dernière année, le vote pour le nouveau bureau a eu lieu sous la supervision de Mme Leïla Alouane, actuelle secrétaire générale et présidente par intérim de l’association. Ce sont présentés 8 candidats (nous ne prenons pas en compte ici les désistements de dernière minute) dont 4 appartenant à l’ancien bureau (Mme Alouane Leïla, Mme Belkahia Rakia, Mme Gargouri Sethom Samira et Melle Benhassine Lamia). Le nouveau bureau élu comprendra 8 membres. Sa composition est la suivante :
Présidente :Mme Leïla Alouane
Vice - Présidente :Mme Rakia Belkahia
Secrétaire Générale :Melle Lamia Benhassine
Trésorière :Mme Mongia Bouchoucha
tresorière adjointe :Mme Oum Kalthoum Dammak
Chargée de la Communication avec les médias:Mme Souad Jouini
Chargé des affaires juridiques :Mr Mahmoud Mili
Chargée de la communication et des actions auprès des familles:Mme Gargouri Sethom Samira
mardi 23 juin 2009
Association Alzheimer Tunisie
Assemblée Générale Elective
L’Association Alzheimer Tunisie a l’honneur d’inviter ses adhérents à assister à l’assemblée générale élective et ce le vendredi 26 juin 2009 à 17 heures à son siège social, sis à l’hôpital Razi, la Manouba, (Amphithéâtre Sleim Ammar).
L’ordre du jour comprendra :
- Lecture et approbation des rapports moral et financier
- Election du nouveau bureau
Les adhérents peuvent présenter leur candidature au bureau et ce au plus tard le mercredi 24 juin 2009.
lundi 22 juin 2009
Alzheimer : l'urgence de la recherche thérapeutique
À l'occasion du 5e gala de l'Ifrad, International Foundation for Research on Alzheimer Disease, lundi soir à Paris, son président Olivier de Ladoucette, gériatre et psychiatre, explique les grandes pistes de la recherche.
LE FIGARO. - Pourquoi une fondation pour soutenir la recherche ?
Olivier de LADOUCETTE. - Nous avons fait le constat, il y a cinq ans, que la recherche en France contre cette dégénérescence cérébrale était sous-dimentionnée, et notamment qu'il y avait quatre à cinq fois moins de chercheurs et de publications concernant cette pathologie que pour les affections cardio-vasculaires ou le cancer. Alors qu'il y a dans notre pays plus de 800 000 personnes atteintes, dont 15 000 ont moins de 65 ans. Notre objectif est de recueillir des fonds, mais aussi de fédérer les énergies et les centres de recherche contre la maladie d'Alzheimer.
Ainsi nous avons mis en place un réseau de six centres français (Centre ressource mémoire et recherche), qui se sont lancés dans le suivi d'une cohorte très particulière de malades. Il s'agit de recruter 500 personnes consultant pour des troubles de la mémoire et qui ont accepté, non seulement de se plier à une batterie d'examens réguliers (cliniques, radiologiques, psychologiques), mais aussi à une autopsie cérébrale après leur décès. Cela permettra de faire des corrélations très précises entre des symptômes cliniques, des troubles de la mémoire et des lésions cérébrales. Il s'agit de comprendre les différents types de maladies organiques classées sous la terminologie de maladie d'Alzheimer et de surveiller leur évolution.
Nous allons aussi contribuer à la création d'un Institut de la mémoire et de la maladie d'Alzheimer, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui représentera un centre de référence de recherche clinique et de prise en charge des malades.
Est-ce que l'on comprend mieux les causes de la maladie ?
Nous avons compris assez récemment que c'est une maladie qui se développe très lentement. Entre la première lésion cérébrale et les premiers symptômes, il peut se passer environ entre vingt-cinq et trente ans. Bien sûr, l'âge est un facteur de risque connu depuis longtemps. Il y a aussi des formes génétiques, mais qui ne concernent que 1 % des malades.
La grande majorité des cas sont des formes dites « sporadiques » où les gènes ne jouent pas un rôle prépondérant. Mais on sait aujourd'hui que tout ce qui altère le système vasculaire, comme l'hypertension, le diabète, le tabagisme, représente un facteur de risque majeur. Tout comme la sédentarité physique ou le manque d'activité intellectuelle.
En l'absence de médicament curatif, peut-on faire quelque chose ?
La prise en charge de la maladie d'Alzheimer est loin de se résumer aux médicaments spécifiques. Ils peuvent amender un peu les symptômes, mais surtout ils permettent de médier une relation thérapeutique et de mettre en place un processus complet avec le patient et sa famille pour tenter de freiner le processus.
Par exemple, nous demandons aux malades, à la phase précoce de la maladie, de faire régulièrement de l'exercice physique. Une étude a montré que l'activité physique permet de retarder l'évolution de la maladie et réduit significativement le risque d'en être atteint. Nous leur prescrivons de surveiller leur alimentation, de manger des fruits, des légumes, du poisson. De réduire la consommation de graisses. Nous mettons en place un traitement de l'hypertension artérielle et du diabète. Nous proposons des stratégies pour qu'ils ne soient pas en échec avec leur mémoire (ranger ses clés, son portefeuille, ses lunettes… toujours au même endroit). Nous mettons en place des techniques de stimulation cognitive et intellectuelle et aidons à la prévention du stress et de la dépression.
Les familles espèrent avant tout des médicaments efficaces…
Pour l'instant, on intervient sur les symptômes, mais on ne sait pas agir sur les causes de la maladie. Il y a des laboratoires de plus en plus nombreux qui tentent de mettre au point des nouvelles stratégies thérapeutiques. Il y a en cours des essais avec un vaccin contre la maladie d'Alzheimer dont certains résultats devraient être disponibles bientôt.
Par ailleurs plusieurs pistes se sont intéressées aux protéines altérées dans cette maladie. Ainsi des essais thérapeutiques testent une molécule qui empêche l'accumulation d'une protéine dite TAU dans les neurones, accumulation caractéristique de la maladie. D'autres expérimentations visent aussi à inhiber le développement de la protéine bêta-amyloïde qui se dépose de manière massive entre les neurones chez les malades.
Si ces essais sont fructueux, on disposera de nouveaux médicaments dans cinq ans environ. Nous allons probablement vers une plurithérapie qui devrait permettre de freiner plus nettement le processus évolutif de cette maladie.
Propos recueillis par Martine Perez
source: http://www.lefigaro.fr/sante/2009/06/19/01004-20090619ARTFIG00583-alzheimer-l-urgence-de-la-recherche-therapeutique-.php


