A propos de L'Association

Alzheimer Tunisie a été fondée le 13 Mars 2006 (JORT N°24 du Vendredi 24/03/2006

Notre association, à but non lucratif, a pour objectif de Contribuer à l'amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et d'apporter l'aide et l'assistance à leurs famille.

Pour nous contacter:

email: alzheimer.tunisie@gmail.com
tel: +216 98 61 39 76
adresse postale: BP N°116-Cité El Khadra-1003 Tunis
samedi 21 novembre 2009

L'Humanitude®, pour soigner la maladie d'Alzheimer autrement


Opposition aux soins, mutisme, refus de s'alimenter, voire agressivité envers les soignants, il est parfois bien difficile pour ces derniers de prendre en charge les patients atteints par la maladie d'Alzheimer . Alternative efficace ou complément précieux des traitements médicamenteux , l'Humanitude® leur permet de vivre dans une plus grande dignité. Cette méthode éprouvée laisse une large place à l'échange et à "la mémoire des moments de bonheur".

En trente ans, les fondateurs de la philosophie de l'Humanitude®, Yves Gineste et Rosette Marescotti, ont rencontré 17.000 patients parmi les plus difficiles à gérer dans plus de 400 services gériatriques de France et du Québec notamment. Cette expérience leur a permis d'élaborer 150 techniques de soin pour accompagner et former le personnel soignant. "Toucher, regard, parole : la communication quotidienne s'établit par les sens. Toutefois, une difficulté peut s'instaurer lorsque les soins sont prodigués à ces hommes très vieux." Le recours à cette méthode facilite les rapports : jusqu'à 90 % des comportements d'agitation pathologique disparaissent. Les états douloureux régressent. L'objectif est ambitieux : permettre aux malades de "vivre et mourir debout", et non grabataires.

Cent vingt secondes... en vingt-quatre heures. C'était la durée moyenne pendant laquelle le personnel soignant parlait à ces patients atteints de démence, dans les années 1980. Choquant ? Non, pour ces spécialistes, car "simplement, l'être humain n'est pas conçu pour s'adresser à une personne qui ne parle plus", souligne Yves Gineste. Avec un temps de parole plus important - 8 à 12 minutes par jour, ce qui n'est pas énorme -, les patients retrouvent dynamisme et mobilité.

Les professionnels de santé doivent revoir leurs réflexes : faire la toilette d'un malade, par exemple, cela s'apprend. "Ne commencez jamais par le visage. Il est réservé aux proches, car il relève de l'intime. Souvent, les patients en perte de capacité ne reconnaissent pas le personnel soignant. Ce geste risque de les agresser." L'accompagnement dans la tendresse et le respect de l'autonomie des malades permet d'observer rapidement un mieux-être, voire une disparition totale des troubles du comportement.
source: www.lepoint.fr

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vendredi 20 novembre 2009

Alzheimer : penser à une prise en charge intégrale

Tous les 20 ans, les personnes atteintes de démence dans le monde doublent de nombre. De 35 millions en 2010, elles passeront à 65 millions en 2030 et 115 millions en 2050. Combien sont-elles en Tunisie ?

Pour donner une image à peu près exacte du nombre de nos malades à nous, des spécialistes ont l’habitude de le comparer à la capacité d’accueil du stade d’El Menzah, c’est-à-dire 35.000 personnes. Ce nombre va en augmentant et dans une dizaine d’années, il sera à 60 000 personnes. Ainsi chaque jour à travers le monde, un homme ou une femme, est happé par la maladie d’Alzheimer. Lentement, sans que l’entourage ou même la personne concernée s’en rende compte, la plus terrible des maladies aligne ses victimes dans l’inconscience et, ajouteront certains, dans l’indifférence la plus absolue. Car malgré sa progression, la maladie d’Alzheimer reste un sujet tabou et cela même dans les pays développés. Ainsi en est-il du Royaume- Uni où, selon une étude, 58% des aidants de malades qualifient les symptômes annonciateurs de la maladie de «normaux» s’agissant de personnes âgées. Autrement dit, ces symptômes seraient les signes ordinaires de la vieillesse. Aussi faut-il attendre trois ans avant que le diagnostic ne soit établi. En Tunisie, on n’est pas mieux loti et si dans certains pays on commence à penser sérieusement à des plans nationaux de lutte contre la maladie d’Alzheimer, chez nous, on est encore au stade où très peu de personnes recourent au diagnostic précoce. Pour en avoir été conscientes, les personnes qui en seront atteintes gagneront quelques années de vie décente. Ce ne sont pas les seuls obstacles, car beaucoup de malades n’arrivent pas à être reconnus par la Cnam qui prend en charge le médicament spécifique. Très souvent, cela est dû à un formulaire que le médecin n’a pas su correctement remplir. Quand il arrive que le malade obtienne d’être pris en charge, ce n’est pas suffisant, car d’autres médicaments sont nécessaires. Cette histoire de médicament est d’autant plus importante que ce sont les parents du malade qui doivent s’en charger. Or un malade atteint de la maladie d’Alzheimer dans un foyer, c’est toute une famille en plein drame. Non seulement il faut s’en occuper presque vingt quatre heures sur vingt quatre, non seulement l’entourage est appelé à s’adapter et par conséquent à gérer un être cher devenu subitement étranger, encore faut-il prendre en charge des médicaments très coûteux. Alors, serait-ce trop demander à la Cnam que de prendre en charge intégralement la maladie d’Alzheimer ?



Fadhila Bergaoui

source: www.lapresse.tn

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jeudi 19 novembre 2009

"En 2010, ExonHit Therapeutics comptera deux tests diagnostics sur le marché"

ExonHit Therapeutic veut croître sur le marché du diagnostic moléculaire pour s'imposer comme un acteur de référence. Aux côtés de ses propres produits, la société entend pour cela mener une opération de croissance externe, explique son Président le docteur Loïc Maurel. Dans le domaine thérapeutique, ExonHit privilégie la voie de partenariats et notamment la signature d'une licence pour son composé contre la maladie d'Alzheimer EHT 0202, lequel vient de terminer sa phase IIa.

Capital.fr : Loïc Maurel, vous êtes Président du directoire d’ExonHit Therapeutics depuis juillet 2008. Quel a été votre parcours ?
Loïc Maurel : Médecin de formation, j’ai suivi une carrière chez Rhône-Poulenc puis chez Novartis dont j’ai notamment occupé la direction du marketing pour les domaines cardiovasculaire, maladies métaboliques et affections respiratoires en Suisse, avant de rejoindre la filiale canadienne du groupe. Entre 2001 et 2008, j’ai fondé et dirigé Debiovision, société québécoise qui se concentre sur le développement de produits pharmaceutiques de spécialité au sein du groupe Debio (société parente de Debiopharm, ndlr). Je suis entré chez ExonHit, attiré par les synergies potentielles entre les activités de diagnostic et thérapeutiques (car la technologie Genome Wide Splice Array permettant l’exploitation de l’épissage alternatif s'applique aux deux) et sa position dans le domaine émergent de la médecine personnalisée.

Capital.fr : Concrètement, que recouvre ce terme de médecine personnalisée ?
Loïc Maurel : Par exemple, pour l'oxaliplatine, un des principaux traitements du cancer colorectal, on sait que 70% des patients vont répondre favorablement au traitement… mais on est incapable de qualifier lesquels. Cela a de lourdes conséquences médicales, humaines mais aussi économiques. Pendant un certain temps, on va tenter un traitement sans certitude qu'il aboutisse. Pendant cette période, l'état de santé des 30% de patients pour qui le produit n’est en fait pas adapté va se dégrader, la maladie va continuer à évoluer, on va devoir ensuite recourir à des traitements encore plus lourds… Pouvoir définir en amont les groupes de patients qui réagiront à telle ou telle thérapie présente donc un intérêt évident. On se dirige vers une médecine personnalisée, c'est-à-dire des produits adaptés à des sous-groupes de patients identifiés de façon très précise grâce à des tests de diagnostic avancés, plutôt qu'administrés indifféremment à une majorité de personnes au sein d'une population donnée. L'intérêt pour l'industrie pharmaceutique, ce sera aussi de maintenir des tarifs économiquement intéressants sur des produits plus efficaces, car employés à meilleur escient.

Capital.fr : Quelle stratégie la société applique-t-elle dans le diagnostic et le thérapeutique ? A quel point d’avancement se situent aujourd’hui vos principaux produits dans chacun des deux domaines ?
Loïc Maurel : ExonHit Therapeutics poursuit un développement équilibré dans le diagnostic et le thérapeutique sur deux domaines essentiels, les maladies neurodégénératives et les cancers, avec des programmes menés en propre et d'autres en partenariat (qui sont sources de financement), notamment bioMérieux dans le diagnostic et Allergan dans le thérapeutique. Si le diagnostic et le thérapeutique sont complémentaires, ils nécessitent des stratégies adaptées. Dans le domaine thérapeutique, où les coûts et la durée de développement sont très importants, le maître-mot c'est partenariat. Nous allons développer nos programmes internes en visant à les licencier avant la phase d'enregistrement. En effet, nos ressources nous permettraient de développer un seul produit jusqu'à son homologation et cela consommerait l'essentiel de notre trésorerie. Cela reviendrait à mettre toutes nos billes dans le même sac, à l'opposé de nos objectifs. Nous escomptons donc mener nous-mêmes le développement jusqu'à l'établissement de la preuve de concept chez l'homme et conclure une licence à ce moment là (nous sommes aussi prêts à céder la licence de composés dès le stade préclinique selon les opportunités). En l'occurrence, à la suite de la présentation des derniers résultats de l'étude de phase IIa sur EHT0202, notre candidat médicament dans la maladie d'Alzheimer, nous présentons actuellement le produit à un grand nombre de compagnies pharmaceutiques, en tablant sur la signature d'un accord de licence au deuxième semestre 2010. En outre nous poursuivons notre collaboration de longue date et très fructueuse avec Allergan, qui nous a déjà apporté 5,5 millions d'euros avec une marge bénéficiaire.

Capital.fr : Et dans le diagnostic ?
Loïc Maurel : Notre vision c'est de venir un acteur important du diagnostic en développant à partir de notre engin de recherche SpliceArray nos propres produits. Le premier d’entre eux, Aclarus Dx (anciennement désigné Dx21) un test sanguin qui permet de distinguer avec une sensibilité inégalée les patients atteints de la maladie d'Alzheimer de ceux qui souffrent d'autres formes de démence ainsi que des personnes saines va être commercialisé dans les semaines qui viennent. Nous souhaitons aussi enrichir noter portefeuille par des acquisitions de produits, comme nous venons de le faire avec le Dx14, un diagnostic du cancer du sein licencié auprès de l’Institut Gustave Roussy qui sera commercialisé en 2010, et en démarrant un programme de croissance externe. A cet effet nous nous sommes attachés les services de Leerink Swan (banque d'affaires américaine de référence dans le secteur santé, ndlr) et nous examinons plusieurs dossiers d’acquisition.

Capital.fr : De quel type de société s'agit-il ?
Loïc Maurel : Nous avons défini les critères de notre cible : nous restons dans le diagnostic moléculaire et l'expression du génome appliqués aux neurosciences et au cancer, mais élargissant notre champ de plateforme de support pour notre outil SpliceArray au-delà des biopuces en allant vers le FISH (fluorescent in situ hybridization) ou le quantitative PCR (réaction en chaîne par polymérase). Nous souhaitons aller sur le marché américain et la cible doit déjà disposer d’un produit en vente sur ce marché. Nous visons une valorisation de 20 à 40 millions de dollars, en profitant d'un taux de change particulièrement intéressant. Ceci constitue un univers d'une centaine de structures, souvent monoproduit, et nous en avons short-listé une demi-douzaine.

Capital.fr : Comment entendez-vous financer cette acquisition ?
Loïc Maurel : Comme nous l’avons déjà mentionné, nous pourrions, dans le cadre d'une opération stratégique, procéder à une levée de fonds. Nous envisageons aussi de moduler le paiement à la fois en numéraire et en titres. Enfin, nous favoriserons une structure d'acquisition passant par un paiement initial modéré et des montants additionnels liés au succès du produit. Nous anticipons une concrétisation de l’opération d'ici l'été prochain.

Capital.fr : Hors opération éventuelle, quelles sont les ressources financières de la société ?
Loïc Maurel : Nous avons consommé un peu moins de 9 millions d'euros l'an dernier, et ce niveau devrait être assez voisin cette année, dans la mesure où nous avons mené de front deux développements avancés, Aclarus et EHT0202. En 2010, la consommation devrait logiquement quelque peu diminuer. En chiffres, la trésorerie nette était de 17,6 millions à fin juin, position à laquelle il faut rajouter 1,45 million de bons de souscription d'action, ce qui nous laissera environ 18 mois de cash environ à la fin de l'année hors toute rentrée spécifique.

Capital.fr : Ces ressources sont-elles suffisantes pour passer d'une société de R&D à une société de commercialisation et de revenus ?
Loïc Maurel : C’est notre objectif et c’est ce que le newsflow devrait démontrer d’ici à 2010, où nous disposerons de deux tests sur le marché et où nous anticipons la signature d’un accord pour EHT0202 ainsi que l’expansion de la société sur le marché américain via une opération de croissance externe.

Propos recueillis par Guillaume Bayre
source: www.Capital.fr

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mercredi 18 novembre 2009

ExonHit pourrait devenir un des spécialistes d'Alzheimer

Le titre ExonHit Therapeutics se distingue lundi en bourse de Paris, après la parution d'une imposante étude du courtier Natixis Securities sur le marché des maladies neurologiques, au cours de laquelle est souligné le positionnement de la firme française sur la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie, principale cause de démence chez les personnes âgées, est synonyme de dépendance dont la prise en charge est très coûteuse à l'échelle des familles touchées et de la société toute entière. Et, il n'existe aucun traitement permettant d'arrêter le cours de la maladie, tout au plus des médicaments visant à limiter les symptômes (mais qui ne permettent pas de retarder l'apparition de la phase ultime de la maladie).

Aussi, au sein du marché mondial des traitements des maladies du système nerveux central, estimé selon Natixis Securities à 125 milliards de dollars en 2008, la maladie d'Alzheimer représente "l'une des plus grands défis de ces dix prochaines années pour l'industrie pharmaceutique". Peu développé aujourd'hui (quatre produits pesant un peu plus de 4 milliards de dollars), le marché des traitements "suscite la convoitise des plus grands noms du secteur" et fait l'objet d'un pipeline fourni, à savoir une quarantaine de molécules. Cependant parmi celles-ci seulement 26 ne se contentent pas de traiter les symptômes mais visent à agir en profondeur sur les racines de la maladie. Et les véritables innovations des grands groupes ne sont pas légion à court terme, remarque Natixis, ce qui laisse un terrain de prédilection pour les sociétés de technologie "qui développement des approches très innovantes, telles que celle actuellement à l'étude chez ExonHit avec le EHT0202". Le bureau d'études consacre plusieurs pages à la technologie d'ExonHit qualifié de "futur spécialiste d'Alzheimer", qui développe à partir de sa technologie d'analyse de l'épissage alternatif (un mécanisme génétique dont le dérèglement peut entraîner des pathologies) une approche axée à la fois sur le diagnostic et sur le thérapeutique.

Le bureau d'études revient sur la publication de données préliminaires de phase IIa sur le composé 0202 en septembre et de données plus complètes en octobre dernier à l'occasion du congrès du CTAD aux Etats-Unis. Ces données ont été jugées suffisamment prometteuses par la direction pour poursuivre le développement en phase IIb (afin de mesurer plus précisément et plus longuement l'impact sur les fonctions cognitives). Pour ce faire, comme le Président d'ExonHit Loïc Maurel l'a confirmé dans un entretien à Capital.fr, la société souhaite nouer un partenariat d'ici à l'été 2010 avec un des grands groupes auxquels la molécule est actuellement présentée en détail.

source: www.capital.fr

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mardi 17 novembre 2009

Laurent Meijer. «J'espère un médicament avant 2018 »



Laurent Meijer, directeur de recherches au CNRS de Roscoff et fondateur de la société ManRos Therapeutics, est, cette semaine, l'invité de l'entretien Orange-Le Télégramme. Il vient de recevoir le prestigieux prix Émile Jungfleisch de l'Académie des sciences.

En quoi vos découvertes sont-elles prometteuses pour les malades?
Dans les grandes maladies, malheureusement, il y en a certaines qui résistent encore. Il y a le cancer, la moitié des gens n'en guérissent pas. Pour la maladie d'Alzheimer, malheureusement, il n'y a pas de traitement vraiment efficace. Donc, il y a encore des besoins à combler. Parmi les traitements possibles, on recherche les petites molécules qui pourraient agir sur ces pathologies, en particulier des molécules issues du milieu marin.

Alors, quelles maladies pensez-vous pouvoir guérir ou freiner un jour?
L'idée première, c'était les différents types de cancer. Il y a 200types de cancer chez l'homme, des leucémies. Et puis, de plus en plus, on se tourne vers la maladie d'Alzheimer, qu'il serait possible de ralentir ou du moins de bloquer à un stade et donc les progrès vont venir à la fois des nouveaux traitements, mais aussi de la détection précoce qui pourra intervenir et faire que les médicaments sont donnés à un stade plus tôt.

Dans combien d'années retrouvera-t-on une molécule venue de Bretagne dans un médicament contre une maladie grave?
Moi, j'aimerais bien que ce soit avant 2018, ce serait excellent. Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur www.letelegramme.com ou sur le portail www.orange.fr rubrique actualités.

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dimanche 15 novembre 2009

La maladie d'Alzheimer

De toutes vos possessions, en est-il une qui soit plus précieuse que vos souvenirs ? La maladie d'Alzheimer (m. d'A.) est sans doute pire que ces affections qui causent de la douleur ou une perte de fonction, car elle dépouille ses victimes de leur passé. Les amis et les membres de la famille qui observent avec impuissance la perte progressive de l'autonomie de la personne qu'ils aiment semblent souffrir à peu près autant qu'elle. Bien que cette maladie devienne d'une banalité alarmante, elle n'en reste pas moins un mystère.

Les démences sont des affections du cerveau qui causent des trous de mémoire, de la confusion mentale et l'affaiblissement des capacités intellectuelles. Elles engendrent la détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social et de la motivation. D'ici l'âge de 65 ans, 1 personne sur 11 parmi nous sera atteinte de démence, et ce nombre augmente inexorablement de près de 1 % par an, si bien que d'ici l'âge de 85 ans, le taux de prévalence des cas de démence sera supérieur à 30 %. Plus de la moitié de ceux-ci auront été causés par la maladie d'Alzheimer.

Les facteurs de risque et la prévention

Si l'un des membres de votre famille proche a été atteint de la maladie d'Alzheimer, votre risque de contracter cette affection est 3 fois plus grand. Seules quelques victimes de la maladie d'Alzheimer savent qu'elles en sont atteintes parce qu'un gène produisant une protéine détectable les a rendues plus vulnérables à ce trouble. Mais nous ne connaissons pas la cause de la plupart des autres cas. Les soupçons se sont portés sur bien des causes, notamment les toxines environnementales, comme les métaux (vous souvenez-vous de ces casseroles en aluminium que vous avez jetées ?), les infections et les réactions auto-immunes au cours desquelles le système immunitaire de l'organisme attaque ses propres tissus.

Une étude qui a été récemment décrite dans le Journal of the American Medical Association a rapporté que les aînés qui consommaient des aliments riches en vitamine E étaient quelque peu protégés contre cette affection. Pendant 5 ans, les enquêteurs ont suivi 800 hommes et femmes âgés de 65 ans qui n'étaient pas atteints de la maladie d'Alzheimer au début de l'étude. Lorsqu'elle a été terminée, ils ont comparé les régimes alimentaire et médicamenteux des personnes qui avaient contracté la maladie d'Alzheimer pendant ce temps avec ceux des personnes qui étaient indemnes. Étonnamment, les personnes qui avaient mangé des aliments riches en vitamine E avaient reçu une protection considérable contre cette affection, alors que celles qui avaient pris des suppléments de vitamine E, mais dont le régime alimentaire ne comportait pas d'aliments riches en vitamine E, n'avaient pas acquis une protection contre la maladie d'Alzheimer.

Le diagnostic et la pathologie

Il n'existe aucune épreuve de laboratoire qui puisse orienter le diagnostic de la maladie d'Alzheimer. Il faut d'abord éliminer toutes les causes auxquelles pourraient être imputés l'affaiblissement des capacités intellectuelles et de la mémoire, la confusion mentale ou les changements du comportement. Il importe aussi d'écarter la démence attribuable à l'alcool, au blocage des vaisseaux sanguins du cerveau ou encore à une hydrocéphalie à pression normale (une augmentation de la quantité de liquide cérébrospinal accompagnée d'une perte de tissu cérébral). Parfois, les symptômes d'un état dépressif, ou d'une réponse indésirable à des médicaments, peuvent simuler une démence. En outre, des infections, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance respiratoire peuvent entraîner de la confusion mentale et une désorientation.

Au fur et à mesure que la maladie d'Alzheimer évolue, des tomographies assistées par ordinateur, des tomographies par émission de positions, et des examens par IRM mettront éventuellement en évidence une perte étendue des cellules du cerveau, en particulier de celles détenant une grande quantité d'acétylcholine, une substance chimique faisant partie des neurotransmetteurs. Ces cellules résident surtout dans l'hippocampe, le locus cœruleus, le cortex des lobes frontal, temporal et pariétal ainsi que dans la substance innominée. Ces aires sont responsables des fonctions exécutives et des réactions émotives. Une biopsie du cerveau, ou une autopsie, montre l'accumulation des plaques de protéine et des enchevêtrements neurofibrillaires caractéristiques de l'affection.

L'évolution

L'Alzheimer est une affection qui touche généralement les personnes âgées, mais elle se manifeste parfois parmi les personnes qui approchent de la quarantaine. Les premiers symptômes comportent des trous de mémoire, ou des accès de confusion mentale provisoires, suivis de périodes où la fonction cognitive est apparemment normale. À mesure que les épisodes se prolongent et se rapprochent, des tâches complexes, mais réalisées couramment, comme conduire la voiture, deviennent plus difficiles. Les actions de la personne touchée par l'affection surprendront quelquefois, quand il lui arrivera de mettre des denrées périssables dans une armoire ou de ranger du papier à lettres dans le réfrigérateur. La progression du déclin cognitif la mettra peu à peu dans l'impossibilité de s'occuper d'elle-même. Elle ressentira de l'agitation, de la confusion mentale, et même de la paranoïa. Elle ne se souviendra pas qu'elle a changé un objet de place. Plus tard, quand elle ne le trouvera pas, elle se convaincra que des intrus ont pénétré chez elle et se sont enfuis avec cet objet.

La mort se produit dans un intervalle de 8 à 20 ans après l'apparition des symptômes, elle est souvent due à une pneumonie subséquente à la détérioration des aires du cerveau responsables de la respiration et des réflexes de protection des voies aériennes supérieures.

Le diagnostic précoce est une nécessité. Il permet de commencer le traitement, d'assurer un environnement qui permettra à la personne de fonctionner en toute sécurité et de dresser ses plans d'avenir.

Le traitement

Plusieurs médicaments sont offerts sur le marché, ils agissent en augmentant le taux d'acétylcholine dans le cerveau, et leur action atténue les symptômes d'une intensité légère à modérée. Ces médicaments retardent l'inéluctable tout en améliorant la fonction cérébrale durant les premiers stades de l'affection. Les substances utilisées par le corps pour fabriquer de l'acétylcholine ont été essayées en suppléments sans succès. Des essais cliniques fiables ont été menés pour évaluer le ginkgo biloba, et d'autres remèdes à base de plantes médicinales, mais ils n'ont pas réussi à prouver leur efficacité.

Le traitement doit s'effectuer dans un environnement favorable. Créez un environnement simple, sans danger, et contrôlé. Faites tout votre possible pour procurer à la personne atteinte une nutrition et une activité physique adéquates et veillez à son bien-être physique. Évitez la surmédicalisation, bien que la prise d'une faible dose d'un antidépresseur sédatif ait souvent un effet utile sur l'humeur et le sommeil.

Les soins pour les aidants

S'occuper d'une personne atteinte d'Alzheimer exige une patience et une résignation hors de l'ordinaire. Établissez des objectifs réalistes tant pour l'aidant que le patient. Tirez parti des ressources communautaires, obtenez le soutien d'une personne au foyer ou des soins infirmiers à domicile. Un ergothérapeute pourrait vous rendre visite et vous aider à effectuer de légères, mais importantes modifications dans votre domicile. Quand le moment sera venu, vous devriez avoir la force de vous tourner vers un établissement de soins de longue durée dont le personnel possède les compétences nécessaires à la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Ils savent ce qu'il faut faire pour assurer le confort des êtres qui vous sont chers. Ces mesures vous permettront de mieux dormir et de vous délasser, si bien que lorsque vous irez les voir, vous aurez un état d'esprit plus positif. Les membres de l'équipe soignante doivent surtout ne pas se négliger. La santé s'abîme facilement.

Les 10 signes précurseurs de la maladie d'Alzheimer

(Inspirés de la liste de symptômes préparée par la Société Alzheimer : www.alzheimer.ca/french/disease/warningsigns.htm).

1. Des trous de mémoire qui nuisent aux activités quotidiennes, comme l'oubli de noms, de numéros de téléphone et d'activités récentes.
2. La perte de la capacité d'accomplir certaines tâches quotidiennes.
3. L'oubli de mots simples qui entraîne parfois la substitution de mots qui conviennent moins bien.
4. La désorientation dans le temps et dans l'espace, la personne atteinte de la maladie perd son chemin et ne sait plus comment rentrer chez elle.
5. Un jugement amoindri qui se manifesterait par le port de vêtements inappropriés pour la température ambiante ou le manque de jugement face à un gros problème.
6. De la difficulté à effectuer des opérations abstraites, à comprendre un principe ou la portée de certains événements.
7. Des objets égarés, ou même placés dans des endroits insolites, et dont la disparition suscite de la paranoïa ou des soupçons exagérés.
8. De brusques sautes d'humeur sans raison apparente.
9. Un changement de personnalité caractérisé par de l'apathie, de la confusion, de la méfiance ou de la crainte.
10. Le manque d'initiative qui prévient la personne atteinte d'oser entreprendre spontanément une activité quelconque.


Le Dr Ray Baker
en collaboration avec l'équipe clinique de MediResource [traduction].

source: www.sante.canoe.com

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samedi 14 novembre 2009

Vaincre la maladie d'Alzheimer : bientôt ?

La recherche sur la maladie d'Alzheimer (m. d'A.) progresse à pas de géant. D'ici peu, on pourrait assister à l'émergence de nouveaux traitements ou même d'un remède permettant de guérir la maladie.

À l'heure actuelle, 1 personne sur 11 âgée de plus de 65 ans est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Ce trouble cause des lésions cérébrales et une démence. Les spécialistes de la recherche ont soupçonné depuis longtemps que des plaques amyloïdes subséquentes à la présence de substance amyloïde qui s'accumule autour des cellules cérébrales était à l'origine de ces lésions.

La protéine amyloïde joue un rôle capital dans la formation de ces dépôts. Bien que la protéine soit nécessaire pour nos systèmes immunitaires, - et produise des plaques amyloïdes dispersées chez les personnes en santé - les scientistes savent maintenant que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer est encombré par les plaques amyloïdes. Par conséquent, l'un des principaux champs de recherche dans le cadre de la maladie d'Alzheimer porte sur la prévention de ces plaques en ciblant la protéine amyloïde. Les inhibiteurs enzymatiques et les vaccins anti-amyloïdes sont 2 des traitements préventifs les plus prometteurs actuellement à l'étude.

Les inhibiteurs enzymatiques ressemblent à des missiles à tête chercheuse, sauf qu'ils ne détruisent pas les molécules : ils entravent leur action. L'inhibiteur enzymatique formulé pour la m. d'A. serait en mesure de cibler et de neutraliser efficacement l'enzyme qui joue un rôle important dans la production de plaque. Les scientifiques travaillent actuellement à la mise au point de ce traitement.

Le vaccin anti-amyloïde constitue un autre champ d'activité de la recherche. Il s'agit d'une préparation contenant le gène amyloïde. Il est employé pour inoculer et protéger la personne atteinte contre toute nouvelle formation de protéine amyloïde dans le cerveau. Les premiers vaccins anti-amyloïdes contenaient une protéine amyloïde. Bien qu'ils aient obtenu des résultats encourageants auprès des souris, ils ont causé des effets secondaires graves aux personnes que l'on a essayé d'immuniser. Dans certains cas, les vaccins de protéine ont provoqué une hyperactivité des systèmes immunitaires, et des symptômes tels des œdèmes cérébraux sont apparus. À présent, les scientifiques cherchent une méthode d'immunisation qui ne causera pas ces effets secondaires. Et, le vaccin génique anti-amyloïde serait une solution possible à ce problème. Les études révèlent que le vaccin génique aide les souris à produire des anticorps contre la protéine amyloïde. Ces anticorps aident à freiner la production de la protéine amyloïde. La prochaine étape consistera à faire l'essai du vaccin génique anti-amyloïde sur des êtres humains.

La recherche a révélé qu'une substance désignée microglie se trouvait en quantités plus importantes dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. C'est peut-être la découverte la plus passionnante jusqu'à présent. Les données d'une étude récemment terminée et menée par le Dr Juan Troncoso du Johns Hopkins, indiquent également une augmentation de la microglie chez les personnes présentant des signes précoces de la maladie d'Alzheimer, mais qui fonctionnaient encore bien.

« L'une des conséquences les plus importantes de cette recherche est la possibilité de surveiller en continu l'accumulation de la microglie, ce qui nous permettra de savoir quelles personnes courent le plus grand risque de contracter la maladie d'Alzheimer », a déclaré le Dr Troncoso. En outre, cette recherche pourrait aider les scientifiques à déterminer le mode de traitement et le moment d'intervention. Les chercheurs tentent également d'utiliser les vaccins géniques anti-amyloïdes en association avec des médicaments pour réduire la prolifération de la microglie.

À mesure que le nombre de projets de recherche sur la maladie d'Alzheimer s'accroît, nous verrons apparaître diverses options de traitement. Selon le Dr Troncoso : « Dans un proche avenir, il y aura plusieurs façons de traiter la maladie d'Alzheimer. Nous pourrons utiliser, tout comme dans le traitement d'une pression artérielle élevée, soit un médicament soit un mode thérapeutique, ou encore une approche combinée pour traiter la maladie d'Alzheimer. »

Rédigé et révisé par l'équipe clinique de MediResource [traduction].
source: www.sante.canoe.com

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vendredi 13 novembre 2009

L’huile d’olive: un gras anti-Alzheimer


L'huile d'olive est sans contredit le corps gras qui possède le plus d'effets positifs sur la santé. En plus de son effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires, plusieurs études récentes indiquent que l'huile d'olive pourrait également jouer un rôle de premier plan dans la prévention de la maladie d'Alzheimer.

MODE DE VIE ET ALZHEIMER

Contrairement à la croyance populaire, les facteurs héréditaires ne sont responsables que d'une minorité des cas d'Alzheimer (25 %), la grande majorité (75 %) étant plutôt de nature sporadique, c'est-à-dire causée par une interaction complexe entre notre bagage génétique et une panoplie de facteurs environnementaux, en particulier une mauvaise alimentation, l'inactivité physique et intellectuelle ainsi que le tabagisme. L'énorme influence exercée par nos habitudes de vie sur le risque d'Alzheimer est une bonne nouvelle, car elle per-met d'envisager l'adoption de stratégies préventives qui peuvent réduire considérablement le risque de souffrir de cette maladie.

EMPÊCHER LES PLAQUES SÉNILES

La maladie d'Alzheimer est caractérisée par deux principales anomalies au niveau des cellules nerveuses, soit les dégénérescences neurofibrillaires et les plaques amyloïdes (ou plaques séniles). Ces plaques séniles sont causées par la sécrétion excessive et l'agrégation d'une protéine appelée «peptide bêtaamyloïde», ce qui provoque la formation de dépôts insolubles qui s'accumulent petit à petit autour des cellules sous forme de plaques. Ces plaques sont extrêmement toxiques, car elles provoquent la mort des neurones, menant à une détérioration graduelle des fonctions cognitives. La découverte de molécules possédant la capacité de bloquer la formation de ces plaques séniles pourrait donc ralentir considérablement le développement de la maladie d'Alzheimer et ainsi avoir des répercussions extraordinaires sur la santé.

Au cours des dernières années, plusieurs études ont identifié des molécules d'origine nutritionnelle possédant une activité anti-Alzheimer par leur capacité à interférer avec la formation des plaques séniles. Par exemple, le resvératrol du vin rouge, la curcumine de l'épice indienne curcuma ainsi que l'EGCG, le principal polyphénol du thé vert, possèdent toutes la propriété de bloquer la formation de ces plaques, ce qui suggère que la consommation de ces aliments pourrait contribuer à diminuer les risques de neurodégénérescence.

UNE HUILE ANTI-ALZHEIMER

L'huile d'olive est un autre aliment qui pourrait contribuer à la prévention de la maladie d'Alzheimer. D'une part, le contenu élevé en gras mono-insaturés de cette huile augmente les taux de bon cholestérol (HDL), un effet bénéfique pour le cerveau, car de faibles quantités de HDL ont été à maintes reprises associées à un déclin cognitif et à la démence.

D'autre part, l'huile d'olive extraite à froid par des moyens purement mécaniques (huiles appelées «vierge» ou «extra-vierge») possède également la caractéristique de contenir des polyphénols qui pourraient contribuer à ralentir la formation de plaques séniles. Par exemple, une étude récente a montré qu'une de ces molécules, l'oléocanthal, réduisait l'agrégation du peptide bêta amyloïde et sa liaison à la surface des neurones, protégeant du même coup ces cellules des effets toxiques de ce peptide (1). Cet effet est d'autant plus intéressant que des études antérieures ont révélé que l'oléocanthal possédait également une forte activité anti-inflammatoire, semblable à celle de l'ibuprofène (2) et que cette propriété pourrait également jouer un rôle important dans la prévention de la maladie d'Alzheimer.

L'impact positif des constituants de l'huile d'olive sur la formation de plaques séniles illustre encore une fois à quel point nos habitudes alimentaires peuvent influencer le développement de plusieurs maladies chroniques, incluant des neurodégénérescences graves comme la maladie d'Alzheimer. Choisissez de préférence une huile vierge ou extra-vierge, autant pour leur contenu plus élevé en polyphénols que pour leur saveur supérieure. D'ailleurs, ces deux aspects sont intimement reliés: l'oléocanthal qui possède l'activité anti-Alzheimer mentionnée plus tôt est la même molécule qui est responsable du picotement dans la gorge caractéristique de l'huile d'olive de bonne qualité (3).

(1) Pitt et al. Alzheimer’s-associated Abeta oligomers show altered structure, immunoreactivity and synaptotoxicity with low doses of oleocanthal. Toxicol Appl Pharmacol. 2009; 240:189-97.

(2) Beauchamp et al. Ibuprofen-like activity in extra-virgin olive oil. Nature 2005; 437 : 45-46.

(3) Cicerale et al. Sensory characterization of the irritant properties of oleocanthal, a natural anti-inflammatory agent in extra virgin olive oils. Chem Senses. 2009 ;34: 333-9.
Journal de Montréal
Richard Béliveau - Docteur en biochimie

source: www.sante.canoe.com

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Un alicament pour traiter la migraine et combattre l'Alzheimer


• Un chercheur tunisien découvre une composition naturelle pour prévenir et traiter plusieurs pathologies.
• L'élite scientifique tunisienne participera au congrès mondial sur le vitiligo qui se tiendra en septembre 2010 à Milan.


Existe-t-il une solution savante pour résoudre un bon nombre de problèmes de santé, dont certains sont définis aujourd’hui comme étant des plus fréquents et des plus tenaces ?
Cette question a préoccupé le Dr Rached Smida, un chercheur tunisien spécialisé dans les domaines de nutrition et de marketing social. Elle l’a même hanté pendant des années, l’incitant à trouver une composition tout aussi naturelle qu’intelligente, susceptible de préserver le bien-être et repousser les problèmes sanitaires qui pourraient porter atteinte au capital santé. Il faut dire que la question même de la nutrition équilibrée, tant escomptée de nos jours et contrecarrée par le changement négatif du comportement alimentaire à l’échelle aussi bien nationale que méditerranéenne, constitue le principal sujet à débat de l’élite nutritionniste. Le Dr Rached Smida, œuvrant en collaboration avec une équipe de chercheurs tunisiens chevronnés, est parvenu à trouver un alicament pour baisser le taux du mauvais cholestérol, faire hisser celui du bon, faire face au problème de l’hypertension artérielle, éviter l’infarctus du myocarde, notamment chez les diabétiques de type 2. Il permet également de lutter contre l’obésité, notamment celle abdominale, contre l’Alzheimer et les terribles crises de la migraine.
A énumérer les différents problèmes de santé et pathologies que l’on pourrait éviter rien qu’en consommant cet alicament, l’on s’étonnerait jusqu’à douter de sa crédibilité. Pourtant, les effets positifs de cet alicament s’enchaînent et s’adaptent parfaitement à notre organisme, l’alimentent et l’aident à se défendre contre ces pathologies. Le produit inventé par le Dr Smida et baptisé «Bon Cholestérol» se définit comme un traitement à base de fruits secs, essentiellement à base d’amandes et de lin. «Ces deux composantes sont à forte dominante en oméga 3 qui est très bénéfique pour la santé, sans parler de son effet anti-inflammatoire», note le Dr Smida. Il est également très riche en fibres solubles. Ces dernières que l’on trouve dans tous les fruits sans exception, ainsi que dans les carottes, participent à la synthèse d’une substance dite «testostérone». La testostérone ou la testostérone libre, joue plusieurs rôles qui convergent tous pour le bien-être de notre organisme. Le chercheur tunisien a misé sur l’oméga 3 car il connaît si bien son impact sur la santé. En effet, l’oméga 3 permet d’éviter les risques d’infarctus du myocarde, puisqu’il rend les artères beaucoup plus souples. Présent en grande quantité dans le lin, il est indispensable pour la sécrétion du bon cholestérol. «Ce dernier produit de l’acide glutamique intervient dans la mémoire récente et évite les risques de l’Alzheimer», explique le Dr Smida.
Autre pathologie fort récalcitrante et dont le traitement s’avère parfois compliqué sinon inefficace. La migraine semble, parfois, incurable tellement les crises sont fréquentes et insupportables. Contrairement à ce qu’en pensent certains, elle n’est pas due au stress, mais aux mauvaises habitudes alimentaires, «surtout la surconsommation d’aliments riches en acides gras», précise notre interlocuteur. Pour lutter pertinemment contre la migraine, le Dr Smida recommande l’alicament «Bon Cholestérol» qui favorise la sécrétion de la cystéïne, un acide aminé et un important antioxydant. Cette substance annule l’effet des acides gras, saturés en grande quantité.

Par ailleurs, et en ce qui concerne ses actions contre l’obésité abdominale et l’hypertension, ce traitement agit sur ces problèmes en se basant sur les effets des fibres solubles. En effet, les fibres solubles contribuent à la synthèse de la testostérone qui joue le rôle d’un antihypertenseur, absorbe la graisse localisée surtout au niveau de l’abdomen et des cuisses et renforce la musculature à ces deux niveaux.
L’alicament «Bon Cholestérol» se présente sous forme d’une poudre à consommer le soir, à raison d’une cuillère à soupe diluée dans un verre de lait. Il a permis à son inventeur d’obtenir, récemment, le brevet de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et est signalé et enregistré à l’Inorpi en février 2008. «Aujourd’hui, une équipe multidisciplinaire, comptant des médecins nutritionnistes, des internistes et des neurologues est en train de se former en collaboration avec la Dssb pour étudier les vertus de cet alicament et réfléchir sur les moyens de sa diffusion», renchérit le Dr Smida.

Un régime nutritionnel riche en fibres solubles et oméga 3

Pour optimaliser l’effet de cet alicament, le Dr. Smida recommande aux personnes intéressées le changement de leur comportement alimentaire et l’adoption de nouvelles habitudes nutritionnelles. «L’idée étant d’opter pour un régime alimentaire riche en légumes frais, comme les tomates, les oignons, le chou vert et le persil. Il est préférable, également, de consommer des fruits afin d’avoir un apport important en fibres solubles. Il est à préciser que la consommation idéale des fruits doit précéder les repas et non le contraire. Car consommés avant les repas, les fruits favorisent la perte de poids, alors que dans le cas contraire, ils contribuent au stockage de la masse graisseuse», explique le chercheur-inventeur. Notre chercheur recommande, en outre, la consommation d’aliments riches en oméga 3, une habitude alimentaire qui ne peut que renforcer l’effet de l’alicament et contribuer au bien-être de notre organisme. «Il est indispensable, en revanche, de ne pas tomber dans l’exagération. Notre organisme n’a besoin que de 2 grammes d’oméga 3 par jour. Ainsi, on peut opter pour des plats à base de poissons gras, par exemple, le thon, les sardines et les maquereaux, que l’on cuisinerait à la vapeur», précise-t-il. Autre aliment fortement recommandé par notre chercheur : le pain complet, dont la composition riche en acide glutamique est très bénéfique pour la santé.

La solution
au vitiligo

Notre chercheur ne se contente pas de cette invention. Il est actuellement en train de mettre en place un nouveau projet de recherche qui concerne une maladie tenace de l’épiderme, à savoir le vitiligo. Pour en finir avec cette maladie qui cause une dépigmentation de l’épiderme et le couvre de taches blanches, le Dr Smida a concocté un produit naturel à base d’huile d’olive et d’huile de lin. «Notre équipe a été la première au monde, en fait, à découvrir chez les personnes atteintes de vitiligo, un taux de vitamine D très bas. Le mélange huileux est donc censé résoudre le problème à partir de cette donnée capitale. D’ailleurs, je l’ai déjà testé et j’ai été agréablement surpris par les résultats prouvés. D’ailleurs, j’ai déposé le brevet auprès de l’Inorpi en attendant le brevet international», ajoute notre interlocuteur.
L’équipe du Dr Smida représentera l’élite scientifique tunisienne au Congrès mondial sur le vitiligo qui se tiendra en septembre 2010 à Milan.
D. BEN SALEM

source: www.lapresse.tn

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jeudi 12 novembre 2009

ALZHEIMER : 115 millions de personnes atteintes en 2050

Rapport mondial sur la maladie d'Alzheimer

35 millions de personnes dans le monde atteintes de démence en 2010, 65 millions en 2030, et 115 millions en 2050. Un doublement tous les 20 ans, dont une grande partie attribuable à la croissance du nombre de personnes atteintes de démence dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Et pourtant, que ce soit dans les pays riches ou à revenus faibles ou intermédiaires, la maladie d’Alzheimer reste un « combat » encore délaissé, que ce soit en termes de prise en charge, de reconnaissance mais également de recherche médicale.

2 tiers des personnes atteintes de démence vivent dans les pays à faible ou moyen revenus. Dans les pays en développement en particulier, un manque général de conscience de la maladie d'Alzheimer et des autres démences -qui sont perçues comme le cours normal du vieillissement et non comme de véritables pathologies - freine la demande spontanée d’accès aux soins médicaux, limite le développement de formations structurées sur la reconnaissance de la maladie et sur sa prise en charge dans l’ensemble du système de santé ; les décideurs en santé publique et les autorités sanitaires sont peu enclins à investir sur la prise en charge et les familles, principales dispensatrices de soins, doivent le faire avec peu de soutien ou de compréhension de la part des institutions. Le comportement des personnes atteintes de démence, est mal compris, conduisant à la stigmatisation, la culpabilité et la détresse pour les aidants naturels.

Cette situation est dénoncée également dans certains pays d’Europe, comme le Royaume Uni où la maladie d’Alzheimer est toujours considérée comme un tabou, ce qui exclut une véritable politique de prévention ou bien faisant partie du cours normal de la vie. Au Royaume-Uni, il se passe habituellement 3 années avant de signaler des symptômes de démence au médecin, 58% des aidants déclarent ne pas être au courant des symptômes de démence avant le diagnostic et 58% estiment les symptômes « normaux » dans le cadre du vieillissement. Enfin, 31% des médecins estiment qu’ils ont reçu une formation suffisante pour diagnostiquer et "gérer" la démence.

Certains pays comme la Chine, l'Inde et l'Amérique latine sont en train de prendre conscience de la nécessité de prendre en charge la maladie du fait du vieillissement important de leur population.



Les projections concernant la croissance du nombre de personnes atteintes de démence ont conclu à 3 grands scenarii pour trois grands groupes de pays :

- Les régions développées ont commencé à partir d'une base élevée, et connaîtront une augmentation modérée du nombre de personnes atteintes

-L’Amérique latine et l’Afrique ont commencé sur des bases faibles et connaîtront une augmentation rapide du nombre de personnes atteintes.

-L'Inde, en Chine et l’Asie du Sud et leurs voisins du Pacifique occidental sont partis d'une base élevée mais feraient néanmoins l'expérience d'une croissance relativement rapide.



Un lien très fort entre démence et institutionnalisation : Une méta-analyse complète de 77 études américaine révèle que le trouble cognitif apparaît, de loin, le meilleur prédicteur de l'institutionnalisation, augmentant sa probabilité de 2,5 fois. Alors que le « multiplicateur » de risque d’institutionnalisation associé au cancer est de 1,15, à l'hypertension 1,04, au diabète 1,35 et aucune association n'est observée entre institutionnalisation et maladies cardiovasculaires, arthrite ou les maladies pulmonaires.



La recherche, au niveau international reste limitée, sur les maladies d’Alzheimer et de démence.
2 indicateurs :

Les investissements : Aux Etats-Unis par exemple, les National Institutes of Health ont investi en recherche médicale 5,6 milliards $ sur le cancer, 2,3 milliards $ sur les maladies cardiovasculaires et les AVC et seulement 0.4 milliards $ sur la démence.
Les publications scientifiques : Selon l'Index Medicus et une recherche sur PubMed / Medline sur les 10 dernières années, 701.876 publications ont été recensées sur le thème du cancer, 476487 liées aux maladies cardiaques, 233872 liées aux troubles mentaux, 87973 liées aux AVC, et seulement 44168 liées à la démence.

Les conclusions du rapport mondial sont donc multiples, à l’échelle de l’OMS qui devrait déclarer la démence une priorité mondiale de santé publique ou des gouvernements nationaux qui devraient élaborer des stratégies nationales de prise en charge de la maladie (cf Plan Alzheimer français). Parmi ces recommandations, la nécessité de développer des services de prévention et de suivi qui reflètent la nature progressive de la maladie.

source: www.santelog.com

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